Par Guy Djandi

Brauna Rosen : Nous vous révélons le secret de l’énergie interne!

Á L’espoir, c’est la vie, nous avons le privilège de travailler avec une bénévole qui maîtrise l’énergie interne et qui en révèle les secrets à tous ceux que cela intéresse. Cela vous intrigue et vous vous demandez : « Qu’est-ce que l’énergie interne? Quel bien cela peut-il me faire? Le Qi Gong (prononcez Tchikong) est un art ancien de la tradition chinoise qui inclut stratégies et pratiques utiles au corps, à l’esprit et à l’âme. Au cours des dix dernières années, Brauna Rosen a été notre bénévole-en-chef, enseignant le Qi Gong sur une base hebdomadaire au Centre de bien-être de L’espoir, c’est la vie.

GD: Brauna, pourriez-vous nous décrire ce qu’est le Qi Gong?

BR: C’est un art interne dans la tradition chinoise qui consiste à harnacher et à utiliser notre énergie. Généralement, les gens se sentent mieux après avoir pratiqué le Qi Gong, ils sont en meilleure forme pour atteindre les buts qu’ils se sont fixés dans la vie, physiquement et émotionnellement. Cela leur permet de débloquer leur énergie interne et à en faire bon usage.

Il y a 3 formes de Qi Gong. D’abord, la forme martiale “externe” qui est la plus connue, à cause de sa nature physique dynamique. En second lieu, la forme médicinale qui est utilisée pour guérir à la manière chinoise traditionnelle. Enfin, la forme spirituelle dans laquelle la méditation sert à harnacher le « champ d’énergie » interne et à le gérer afin de guérir le corps et d’optimiser la concentration et le bien-être. C’est plus statique et favorable à l’introspection. Cette dernière forme est celle que nous utilisons le plus ici.

GD: Décrivez-nous une séance typique de Qi Gong et montrez-nous comment se fait la méditation dynamique.

BR: Nous commençons par des exercices d’échauffement, suivis d’une marche de méditation d’environ 20 minutes, pendant laquelle nous coordonnons respiration, concentration et marche au rythme lent. Puis, nous faisons différents mouvements quelquefois semblables à ceux du tai chi. En fait, le contenu de la séance dépend en grande part du nombre de participants, de leur condition physique et de leur expérience. Il y a environ 6 à 10 personnes par classe.

GD: Qu’est-ce qui vous a amenée à faire du bénévolat pour L’espoir, c’est la vie et pourquoi lui donnez-vous encore de votre temps?

BR: J’ai appris l’existence de cet organisme quand ma mère a eu le cancer, il y a plusieurs années. J’avais aussi des amis qui étaient déjà bénévoles ici. Si je suis encore impliquée, c’est à cause des personnes que j’y rencontre. Non seulement j’enseigne et je partage mon savoir, mais j’apprends également beaucoup. Je partage mon savoir et plus j’enseigne, plus ’apprends. Ça joue dans les deux sens. Par-dessus tout, je sens que je fais ma part et que je suis utile.

Claudio Cignola : Un bénévole égoïste!

Voilà un titre accrocheur qui vous intrigue! Avec raison. Et pourtant, quand on entend Claudio Cignola parler de son engagement auprès de l’Espoir, c’est la vie, c’est la conclusion à laquelle on pourrait arriver. « Depuis que je fais du bénévolat, je donne un peu et je reçois beaucoup. Et en plus, cela me fait du bien. C’est une activité qui me rapporte beaucoup! »

Claudio serait-il donc un égoïste cherchant sa seule satisfaction? Bien sûr que non! Il faut comprendre qu’il est totalement dévoué à son bénévolat. Il y consacre six heures par semaine, en plus de toutes ses autres activités professionnelles et personnelles. C’est un individu entier, jovial et dynamique qui dégage force et énergie. Et surtout de la bonne humeur qu’il répand autour de lui avec beaucoup de générosité. Mais la vie n’a pas toujours été facile pour Claudio.

Il y a un peu plus de trois ans, il a reçu un diagnostic de cancer. Durant les longs mois de traitement, il a côtoyé plusieurs bénévoles qui l’ont soutenu et aidé. Lorsqu’il a enfin été en rémission, Claudio a voulu s’impliquer auprès des patients et suivre les pas de ces personnes qui l’avaient secondé durant cette période difficile. L’exemple de ces bénévoles et la qualité de l’organisation dont ils font partie l’avaient impressionné. « Ça a été comme une étincelle et c’est ce qui m’a amené à vouloir redonner au suivant. Je me suis joins naturellement à L’Espoir, c’est la vie ».

Claudio constate la grande variété et la diversité des actions bénévoles qui sont offertes par l’organisme. « Un bénévole peut contribuer à des tâches administratives, par exemple à la réception, à des activités de bien-être, tels que les exercices physiques ou encore apporter de l’aide aux unités de soins de l’hôpital. Moi, j’ai besoin de bouger, d’être en contact direct avec les patients. J’ai donc choisi de m’impliquer dans les unités d’hématologie et d’oncologie ».

Ces deux unités de soins sont le territoire de Claudio. Il s’y sent comme un poisson dans l’eau. De bonne humeur, il interpelle personnel traitant et patients avec aisance et un grand sourire désarmant. Grâce à sa personnalité extrovertie, Claudio noue aisément des relations avec tout un chacun. Son ancienne profession de représentant médical, durant plus de vingt-cinq ans, lui est très utile. « J’essaie de mettre les patients à l’aise. Je sais qu’ils vivent un stress énorme et je fais tout pour les rassurer. J’ai passé par là, je sais que cette expérience peut être difficile ». En effet, son expérience du cancer permet à Claudio de tranquilliser les patients; il sait choisir les bons mots pour les réconforter.

Comment trouve-t-il donc l’énergie pour sourire et être de bonne humeur face à l’adversité? Son secret : « Il faut cesser de se regarder le nombril et plutôt se tourner vers les gens autour de nous. Ce sont eux qui me donnent cette énergie et ce plaisir de les servir. » Claudio nous confie que sa mère de 90 ans lui donne l’exemple du bénévolat : elle tricote des bonnets pour les bébés de l’unité de néonatalité! Une source d’inspiration pouvant servir d’exemple à bien d’autres qui désirent s’investir auprès des patients.