Survivante de deux cancers, Susan Wener a réussi à faire passer la capacité respiratoire de son poumon gauche de 45% à 90%, après avoir subi l’ablation de son poumon droit à la suite d’un cancer du poumon. Les docteurs qui la suivaient ont été stupéfaits, affirmant que ce qu’elle venait de réussir était anatomiquement impossible. Sa première pensée a été: “Impossible veut simplement dire que ça n’a jamais encore été fait.”

Resilience, titre du compte rendu qu’a publié Susan en 2014, décrit la manière dont elle a géré à sa façon son cancer; C’est également le thème de la causerie passionnante qu’elle a faite comme conférencière invitée à l’occasion de la Journée de la survie de L’espoir, c’est la vie que nous célébrons annuellement. “La résilience est notre capacité à rebondir, quel que soit le nombre de chutes que nous faisons” a-t-elle expliqué.

Il y a 30 ans, Susan Wener était en pleine jeunesse quand l’impensable est arrivé: à l’âge de 36 ans, elle a appris qu’elle était atteinte d’un cancer du côlon. Épouse et mère de trois fillettes de 8, 12 et 13 ans, elle a été paralysée de peur, plongée dans une telle détresse qu’elle n’arrivait plus à fonctionner. “Je savais que je devais vivre parce que je ne pouvais pas abandonner mes enfants. J’avais compris le pourquoi, il me restait à découvrir le comment.” a-t-elle poursuivi. Susan était une patiente docile qui s’est confiée corps et âme aux médecins qui, au fil des traitements, lui ont donné 95% de chances d’être délivrée du cancer pour le restant de sa vie.

“L’espoir, c’est la vie m’a portée à bout de bras dès le premier diagnostic,” se souvient-elle. “Tout le monde était pour moi des anges, les meilleurs amis qui marchaient à mes côtés.” Cependant, une fois son traitement terminé, elle s’est retrouvée à la fois fébrile et apathique; elle venait de réaliser qu’après avoir passé sa vie à s’occuper des autres et à leur faire plaisir, elle avait besoin de découvrir sa propre vérité. “Il était temps pour moi d’apprendre à me battre toute seule”. Susan est retournée aux études, où elle a passé 5 ans à explorer les thérapies complémentaires et les voies de guérison, poursuivant une formation pour devenir consultante en médecine naturelle.

C’est à ce stade de sa vie, au moment où elle allait obtenir son diplôme, qu’une obstruction intestinale l’a ramenée à l’hôpital. Les médecins l’ont informée que cette obstruction était le dernier de ses soucis, les tests avaient révélé un cancer du poumon. Ébranlée par la nouvelle, elle a consenti à se voir privée de son poumon droit mais a refusé tout traitement de chimiothérapie. “ Cette fois, je me suis prise en main pour assurer mon propre bien-être,” dit-elle. Ses médecins ne lui ont donné que 25% de chances de survivre plus de 5 ans, mais Susan savait qu’elle avait la capacité de décider comment elle voulait vivre et comment lutter pour ce qu’elle voulait.

Gravement affaiblie par l’opération qui lui a causé la fracture de 3 côtes, Susan, qui venait d’avoir 41 ans à l’époque, n’avait plus que la capacité physique d’une femme de 85 ans. Ce sont son père et sa soeur qui lui ont donné la permission de dire “l’impensable”, lui permettant ainsi de partager ses peurs les plus profondes, les plus sombres et respectant ses décisions en matière de traitement. Lentement, avec des douleurs atroces à chaque pas, elle a passé à travers ces souffrances et a retrouvé progressivement ses forces. “Pas de mal à pleurer, à tempêter, à hurler, à se terrer; simplement, n’en restez pas là, a-t-elle conclu.”

Susan Nous a fait remarquer que la guérison exige temps et patience. Elle a encouragé ceux et celles qui
luttent contre le cancer à se donner la permission de faire leurs propres choix, de s’entourer de
personnes qui ne les jugent pas et qui les soutiennent et enfin, de se prévaloir d’organismes tels queL’espoir, c’est la vie.

Sa conclusion: “Le possible existe et la croyance en ce possible est ce qui nous permet d’espérer.”