La période de cadeaux et le désir d’apporter de la joie  aux patients atteints de cancer  ont été la motivation qui a animé des élèves de deux écoles; ils ont trouvé là une belle raison de s’activer et de devenir créatifs.

Les élèves de St. George à  Westmount ont envahi la cuisine de l’école pour préparer des biscuits et pour rédiger à la main des cartes de voeux contenant des messages riches en réflexions profondes ; ils ont attaché ces cartes à chacun des paquets de biscuits gaiement emballés. Ces élèves ont assuré un service communautaire tout au long de l’année pour le programme de repas de L’espoir, c’est la vie.  Ce programme, également connu sous le nom de  Kerry’s Kitchen,  fournit des repas nourrissants, préparés maison, à l’intention des parents qui peuvent les emporter chez eux quand ils sont trop fatigués pour cuisiner après une longue journée de traitements. Les biscuits et autres friandises ont aussi été distribués par les bénévoles de L’espoir, c’est la vie  à des patients reconnaissants qui remplissaient les salles d’attente des cliniques oncologiques, à l’Hôpital général juif.

D’autre part, à l’école Saint-Rémi de Beaconsfield, la classe de 6e année de Mme Laila Tabbah   s’est chargée de remplir de petits bocaux  avec les ingrédients nécessaires pour préparer du   chocolat chaud et des biscuits. Les recettes favorites des enfants étaient imprimées sur des étiquettes cadeaux et apposées sur chacun de bocaux avec un beau noeud. L’enseignante  a fort adroitement rattaché ce projet aux cours de maths  tandis que les enfants pesaient avec soin tous les ingrédients et calculaient les fractions.  L’élève Xavier Leggett, dont la mère, Danielle Leggett, est directrice générale de L’espoir, c’est la vie, a brièvement présenté à sa classe  la mission de notre organisme : celle d’aider  les personnes touchées par le cancer à affronter la maladie. Le beau-père de Mme Tabbah, ayant entendu parler du projet a lui aussi fait sa part en fabriquant et en faisant don de savons vegan.

Les cadeaux venant de l’école Saint-Rémi  ont été  incorporés au Programme de dons des Soins palliatifs de L’espoir, c’est la vie, qui se déroule du 3 au 25 décembre inclus. Ce programme, généreux et  riche de sens  compte uniquement sur les dons: tous les articles  sont bien reçus, aussi bien savons, chandelles et jouets que mitaines, chapeaux ou gadgets pour la cuisine. Les cadeaux amassés  s’empilent dans le minuscule bureau qu’occupe L’espoir, c’est la vie dans l’unité des soins palliatifs de l’Hôpital général juif.

Tous les jours du mois de décembre, les bénévoles emplissent un chariot  d’une grande variété de  présents et passent dans les chambres des patients, leur  offrant ainsi la possibilité d’en choisir quelques-uns pour les personnes qui leur sont chères. Une fois les choix faits et enregistrés, les bénévoles emballent les présents et les rendent aux patients, qui décident alors du bon moment pour les offrir.

“La première  question que posent les patients, c’est toujours :’’ Combien?’’. Ils sont évidemment très surpris et  touchés d’apprendre que les cadeaux sont gratuits,” note Jeannette Singerman, bénévoles aux Soins palliatifs depuis 10 ans.

“Les patients ne peuvent plus sortir, aussi sont-ils très heureux de pouvoir choisir les cadeaux parfaits pour leur famille,” ajoute  Roz Brawer, qui vient de se joindre à l’équipe  constituée de 30 bénévoles fort actives. Les  familles aussi sont touchées et apprécient énormément ces présents. Pour témoigner leur appréciation pour le personnel de l’unité, on invite  les infirmières et les préposés à choisir, eux aussi,  des cadeaux pour eux-mêmes et pour les enseignants de leurs enfants.

Rifka Hanfling, coordonnatrice des Soins palliatifs, explique: ‘’Ce programme permet aux patients qui sont en fin de vie d’éprouver encore la joie qui imprègne la saison des fêtes, non seulement en recevant mais aussi en donnant. Ceci peut être hautement thérapeutique  parce que les  patients retrouvent un certain  contrôle et de l’autonomie quand ils choisissent les présents et le papier d’emballage.’’

Selon Mme. Hanfling, étant donné que les bénévoles ne font pas partie du personnel médical, ils sont à même d’établir des relations plus personnelles  avec les patients et  avec leurs familles. “Aussi dur que ce soit de travailler aux soins palliatifs, c’est aussi très gratifiant de pouvoir leur offrir une présence apaisante  et attentionnée” conclut-elle.